Plumes 1 à 10

1.

Se rend compte que les articles et vidéos qu’elle a publiés sur les arts de vivre (surtout ceux où elle livre ses croyances et convictions) n’ont pas sa préférence, leur validité tombant vite à l’eau faute à la vie qui ne manque pas de contredire rapidement chacune de ses opinions. Finalement, ne reste jamais que cette vérité : ne rien prendre pour vrai ou acquis… surtout pas nos idées et idéaux… et encore moins cette vérité !

(Pour information : mon fils semble vraiment se plaire à l’école, cf ici 😉

2.

Jean Dubuffet, l’art brut, l’Hourloupe, apparente simplicité, langage quasi inconscient du corps, hasard, enfance, présence… J’aime !

Et puis, Jean Dubuffet c’est aussi un livre : « Asphyxiante culture », lu il y a bien longtemps, au contenu pour l’essentiel oublié mais dont l’effet m’accompagnera à jamais : ce livre m’a « décoincée », m’a permis de peindre mes tâches de couleur sans plus me sentir maladroite ou gênée ou inférieure. Jean Dubuffet m’a libérée en sortant la culture et la peinture de son monde réservé ! Merci !

3.

Et voilà l’automne et ses plaisirs : les rhumes et les quintes de toux interminables aux conséquences parfois fâcheuses qui ne manquent pas de susciter quelques pensées-regrets : mais pourquoi n’ai-je pas été plus sérieuse dans ma rééducation du périnée ? Et puis, quelle idée de refumer pendant 6 mois, c’est encrassé maintenant ! Bon, tâche au moins de pratiquer plus régulièrement tes séances d’automassage intime histoire de mêler l’utile à l’agréable…

4.

Mais l’automne c’est aussi tous ces moments où, après avoir été frigorifié(e) pendant quelques heures voire quelques jours, l’on se délecte d’une douce chaleur : un rayon de soleil lors d’une journée de redoux, une main sur le radiateur et puis ce plaisir intense : glisser ses pieds (et pas que) gelés sous la couette et sentir la chaleur remplacer petit à petit le froid, hmmmmm…

5.

Alors comme ça, ça veut s’emplumer ? Ça se croit légère ? Et le béton que t’as à la place de tes muscles du haut du dos, c’est léger ça !

Peut-être pas non ! En attendant, j’y vais comme je peux et en faisant ce que je peux, que demander de plus ?🙂

6.

Avais-je jamais rêvé de prince charmant ? En tout cas, c’est chose faite… à 37 ans. Il était beau, bien sûr… et puis, doux, tendre et joyeux. Il m’a charmé en me chatouillant, j’ai fermé les yeux pour savourer le contact de ses doigts sur ma peau… je l’ai embrassé, il a souri. Le désir qui montait était sur le point de s’assouvir mais c’était sans compter sur le roi qui, se moquant bien de notre coup de foudre et de nos ébats, offrit (ou plutôt imposa) la main de son fils ventripotent et barbu à mon prince. Celui-ci, anéanti, se ragaillardit bien vite face à l’esprit de fronde du peuple : ce mariage arbitraire était la goutte de trop. L’assaut fut lancé, des catapultes humaines attaquèrent le château de l’abjecte roi… La victoire approchait et en même temps, le moment de notre accouplement charnel… Diantre, mon fils a la nez bouché, me voilà réveillée… point d’orgasme onirique pour aujourd’hui, m’en voilà fort marrie.

7.

Entendu à la radio : la société a peur, les jeunes sont prompts à croire au premier dogmatisme venu, l’école doit agir !

Comment ? et bien en proposant un cours de plus, bien sûr. Histoire de dire aux jeunes ce qu’il est bon de penser, oups pardon en leur apprenant à développer leur esprit critique…

Esprit critique, pédagogie du vase (vous savez celle qui déverse de la tête savante du professeur à la tête vide de l’élève) et de l’imitation… chercher l’erreur… qui n’en est probablement pas une : que ferait-on de milliers d’élèves raisonnant par eux-mêmes, m’est d’avis que l’on serait bien embêté.

(les propos de Daniel Favre étaient par ailleurs très intéressants)

8.

Petits bonheurs du jour : une – si rare – grasse matinée et le plaisir de rester au lit moitié somnolente moitié songeuse, le petit-déjeuner de chips devant un dessin-animé, le bref échange tout en banalités et en même temps souriant avec le voisin, l’odeur d’épices indiennes à la descente du bus, celle de la cuisson d’oignons en arrivant chez une amie, le stoemp aux épinards maison, l’après-midi en extérieur sous cette belle journée d’automne entrecoupée de disputes d’enfants et de conversations entre amies, la douce fatigue… Certains le jour, ça le fait vraiment la vie !

9.

Je ne peux m’empêcher de me méfier de mes pensées et surtout de mes jugements. Je suis si prompte à juger les autres, à leur coller des étiquettes (vous savez les manipulateurs, menteurs, profiteurs, égoïstes…) alors que quand j’agis comme ces « coupables », j’ai plutôt tendance à me justifier à l’aide de belles intentions, d’idéaux, de manque de moyens, de blessures du passé… et bien souvent avec raison. Mais pourquoi refuser de voir dans leurs comportements, les mêmes causes, les mêmes imperfections… humaines ?

(note pour moi-même : ce qui n’implique pas de me soumettre à leurs comportements s’ils ne me conviennent pas !)

10.

Me voilà fort perplexe : quand je parle de petits bonheurs quotidiens ou de mon interrogation sur ma promptitude à juger les autres, vous êtes nombreux à « liker ».

Soit, j’en suis ravie mais comment se fait-ce que lorsque je parle de prince charmant et d’orgasme onirique (manqué il est vrai), personne ne se manifeste ? (voir la plume 6 ci-dessus)

On m’aurait menti, l’amour et le sexe ne font donc pas vendre ? Dommage, il y a tant de choses à en dire !

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