Plumes 46 à 50

46.

Il va me falloir renommer ce que j’ai appelé mon « défi quidam ». Derrière ce mot défi, j’entends des efforts, une lutte, un combat, des difficultés… Or, avec les livres du catalogue Quidam, je me sens plutôt en ballade, voyageant dans des pages enchanteresses, me promenant au côté d’emplumeors fort différents mais tous passionnants, sautant de plaisir en plaisir. Le défi n’en est donc pas un !

Par contre, si j’avais la moindre connaissance du métier de bookmaker, je vous proposerais la pari suivant (histoire de financer mes achats de livres ;-)) : à votre avis, y aura-t-il un livre dans ce catalogue que je pourrais ne pas goûter ? Serait-il possible qu’une rencontre ne se fasse pas ?

Quel suspense !

47.

J’entends souvent les écrivains parler de l’écriture comme d’un besoin, d’une action aussi vitale que leur respiration, de cette écriture qui les a accompagnés depuis leur enfance et cela achevait de me convaincre : je ne suis pas et ne serai jamais une écrivain ! Mais voilà, je me demande : faut-il inclure tous les mots et les phrases fantomatiques, de ceux qui s’écrivent surtout en marchant mais aussi en mangeant, en lisant, avant de dormir… de ceux qui se gravent de façon toute éphémère sur une page virtuelle du cerveau pour s’envoler à jamais quelques secondes plus tard ? De ceux qu’il est impossible de retrouver ne fut-ce que quelques minutes après sans qu’ils perdent la moitié de leur saveur (la preuve en est ce court texte qui n’égale en rien celui qui s’est évaporé il y a ½ heure).

48.

Ce n’est pas le moment, non, pas encore. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas, je le sens, c’est tout. Je ne peux pas encore choisir ni savoir. Il y a les mots, leur poésie et leur beauté et puis les livres et leur auteur, les éditeurs aussi… oui, important le travail éditorial. Il y a tout cela face à moi, je les observe, les soupèse, je les lis, les écris… et j’attends, je prends mon temps… enfin, j’essaye vu que la patience et moi, ça fait deux… vu que le nerf de la guerre pourrait venir à manquer si Pôle Emploi décide que… ne pas y penser, pas maintenant, ça gâcherait tout… confiance et patience, laisser venir l’évidence…

49.

Quel était donc ce bruit ? Je connais ce bruit… mais où ai-je déjà entendu ce bruit ? Un vieux transistor qu’on essaye péniblement de régler peut-être ? non, pas tout à fait… Une scie électrique ? Non plus… ça y est, je sais : la fraise du dentiste !!! Il y avait un dentiste caché dans le plafonnier du bus !!!

50.

Il faudrait toujours sortir avec deux livres sur soi : un à lire et l’autre à offrir. C’est que j’aurais tant aimé avoir un second exemplaire à offrir à ce jeune homme hier à l’arrêt de bus. Le voyant arriver, je l’avais catalogué du haut de mes préjugés : « jeune ne lisant pas » et il me l’a confirmé… sauf qu’il s’est vraiment intéressé à ce que je lisais, qu’il m’a posé des questions sur ce qu’était un pilon, qu’il semblait vouloir franchir cette barrière entre lui et les livres… Alors oui, dorénavant, je prendrai un deuxième livre avec moi pour le glisser dans les mains de tout curieux croisant mon chemin.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s