Plumes 76 à 80

76.

Mmmm les voix, je suis amoureuse des voix : aiguës ou graves, leurs vibrations qui s’insinuent en moi et qui vont titiller un millier de petits capteurs. Il y a celles qui se dirigent vers le ventre et même plus bas (Alto Giove, Jarrousky) ; le serpent caresse dans cette zone. Puis d’autres qui vont droit au cœur, le serrent et le font battre plus vite (Manta Ray, Anohni)… et celles encore, qui, pleines d’émotions montent à la gorge… aux yeux (Beautiful Boyz, Cocorosie)… Parfois, seule la musique suffit… (Mouvement 2 du quatuor La jeune fille et la mort, Schubert)…

… Et parfois seule la voix suffit… masculine en général, la voix…


77.

Je ne l’attendais plus. Des mois que je l’appelais, que je lui demandais de passer quand je la croisais… rien. Et puis hier, alors que je ne l’espérais plus, elle a sonné : bloqué, votre compteur d’eau il est bloqué, c’est pour ça le manque de pression, dit la gardienne.

Ensuite : la douche et là, mon dieu : CA COULE, CA COULE à flots denses et à température stable, des cris de joie, une petite danse de la pluie, mon dieu CA COULE !!!!!!!! Et de me dire, que c’est dans ces moments-là que l’expression « Il en faut peu pour être heureux » prend tout son sens !


78.

Premier amour, 11 ans, je pense… oui, c’est à l’occasion de ma communion qu’il est entré dans ma vie. Mozart également, mais je lui ai préféré l’autre : Beethoven et son hymne à la joie… le 4e mouvement de la 9e symphonie, premier coup cœur classique. Puis, Orange mécanique est passé par là, et le 2e mouvement a pris la place du 4e… Oh oui, ce film, cette musique, ça en re-frissonne là, en moi, tout en moi…


79.

Il y eu aussi le film Farinelli (avais-je 16 ans ?)… et ce fut intense, surprenant, excitant même et… triste… oui triste… intensément triste…


80.

« Car les hommes ont perdu dans la vie la conscience de souffrir. Vivre, c’est encourir le risque de la douleur (…) De la vie, il ne reste à l’homme qu’à devoir-vivre, sans plus. » et puis des « courage=gaietédecoeur » ou des plus simples « Toutalentour »… Touça dès les 3 premières pages… Oui, ma petite voix me dit que Reinhard Jirgl=et=moi allons bien nous entendre !

(en commençant « Renégat, roman du temps nerveux », Quidam Editeur, 2010)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s