Plumes 81 à 85

81.

Appel du soleil, odeur du frais froid à laquelle se mêle parfois une arrière-senteur de cheminée, bruissement sec des arbres et des roseaux, la nature qui dessine… Je vais finir par le dire… Non, tu n’irais pas jusque-là ? Et pourquoi pas ? Tiens, je le dis : j’aime l’hiver… aussi… finalement…

Par contre, il faut que tout ça s’arrête, ayez pitié s’il-vous-plaît. Cela fait un mois maintenant, qu’ils se tortillent et souffrent, il faut se rendre à l’évidence : ils sont trop vieux ! Alors, un peu d’empathie que diable : hissez-les, détachez-les, faites ce que vous voulez mais délivrez ces pères Noël qui pendent lamentablement à vos fenêtres et balcons !


82.

Nouvelle année, bonnes résolutions, on se souhaite de la douceur, de la beauté, de la folie et touça… mais l’humeur ne suit pas… non, elle ne veut pas, elle s’en moque de touça… limite, ça l’énerve ces injonctions…

Puis une chanson passe, des paroles, on tend l’oreille, on les écoute, les réécoute, on sent qu’il y a de ça… il y a avait déjà de ça hier soir dans « A vous tous, je rends la couronne » (Catherine Ysmal, Quidam Editeur, 2014) et dans « Renégat, roman du temps nerveux » (Reinhard Jirgl, Quidam Editeur, 2010)… un ça mal défini… malaise, enfermement, inadéquation, une autre folie, celle de l’inadapté(e)… et l’envie de mourir pour re-naître qui va avec…

A moins que le « ça » ne se cache dans ces paroles-là :


83.

Oh que tu es belle ce matin. Tu as du t’en donner du mal cette nuit pour tout recouvrir. Et tu es si légère, si douce, j’aurais presque envie de m’allonger là, sur ce trottoir encore vierge de toute empreinte. Et cette sensation sous mes pieds, ces craquements moelleux… oh, je t’aime toi la neige !

Oui, je sais, je te dois des excuses pour t’avoir si souvent maudit par le passé ou pour m’être réjouie de ton absence… en veux-tu de mes excuses ? Et puis, accepterais-tu de rester encore un peu… beaucoup cette année ? Dis, tu veux bien ?


84.

Voilà que ce que je craignais quand je maudissais la neige est arrivé juste après que je lui déclare mon amour : chute, poignet droit cassé en morceaux, opérée… (et un téléphone portable perdu dans la foulée)… allez y comprendre quelque chose !


85.

La vie peut être une vraie salope parfois, ça, je vous l’avais déjà écrit de ci, de là sur FLY. Même que je vous avais dit que j’avais en moi cette part aquoiboniste qui a vite fait de se dire : « ok, ça y est, tu me fais encore chier ? Et bien, tu sais quoi, vas te faire foutre, moi j’abandonne, je lâche l’affaire, y en a marre à la fin ! je veux de la paix et du repos ! » (cf ici).

Et je peux vous dire que ce week-end, la vie a joué à la pute. Ouais, elle m’a cassé en morceaux physiquement et moralement. Même pas le cœur à accueillir tout ça, non, juste le cœur à pleurer pour évacuer, j’en suis même pas revenue quand j’ai senti la douleur physique atténuée par les larmes. Merde, je ne le savais pas ça.

Alors merci mon corps d’enfin me laisser pleurer quand j’en ai besoin et merci Pearl Jam pour cette chanson, celle que j’écoute quand il faut, pour me rappeler à la vie :

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