Mihàlis Ganas – « Quelques femmes »

Dans « Quelques femmes », Mihàlis Ganas nous offre seize portraits de femmes, brefs, denses et étonnamment variés. C’est bien le mot « diversité » qui me hante après cette lecture : diversité de ces femmes de tous âges et origines, de l’approche et de la forme de chaque nouvelle, du style et du ton, des émotions… Et comme souvent dans la différence se cache du même : la poésie qui donne à sentir, l’art de la chute (de la plus drôle à la plus émouvante) et cette force-richesse des textes courts qui en si peu de mots nous font voir l’essentiel d’une vie ou d’un être !

« Entre deux âges. C’est ce qu’on dit, mais ce qu’on sous-entend clairement c’est que cette femme est au bord du troisième. Allons bon. Ce troisième âge, enfin, d’où sort-il ? On n’a entendu parler ni du premier ni du deuxième, et un beau matin ou un soir – un soir plutôt -, on atterrit dans le troisième. Atterrissage obligatoire avec d’inévitables avaries. Et l’on ne peut s’échapper de là-bas, ni vers le premier ou le deuxième, ni vers le quatrième ou le cinquième. On ne peut aller nulle part. Le troisième âge est aussi le dernier, on y est condamné à vie. »

Mihàlis Ganas, « Quelques femmes », traduit du grec par Michel Volkovitch, Quidam éditeur, 2016.

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